Visite interactive de la Citadelle de Seyne-les-Alpes
 
9 - Tour (1er étage)

il suffit de se pencher aux ouvertures nord (à gauche en entrant) pour constater que l’éperon rocheux appelé « la Robine » se prolonge et s’élève bien au dessus du Fort. Malgré sa longueur, ce dernier n’atteint pas le sommet de la butte. On comprend que Vauban, qui le visite en 1700, le trouve « mauvais » et songe à l’améliorer. Vous pouvez découvrir ce projet sur le plan accroché au mur.
Vauban prévoit l’adjonction de deux bastions, l’un à mi pente, l’autre au sommet de la Robine. Les embarras financiers du royaume retardent l’exécution des travaux et la Paix d’Utrecht, signée en 1713, repousse la frontière avec le duché de Savoie au delà de la vallée de l’Ubaye. La place forte de Seyne perd ainsi son intérêt stratégique et les modifications envisagées ne sont jamais réalisées. De fait, le Fort n’a jamais connu le « baptême du feu ».
Il est néanmoins occupé à deux reprises par les autrichiens, pendant la guerre de succession d’Autriche (1747/48) et après la chute de l’Empire (1815). Le Fort sert également de prison. Des soldats Piémontais (1745), l’évêque réfractaire Mgr Bonneval (1791), des soldats autrichiens (1795) et des Bas-Alpins qui n’acceptent pas le coup d’état de Napoléon III (1851) y sont tour à tour enfermés.